L’adieu quitte la ville
À Nuremberg en 1518, la crainte de la peste entraîne une réorganisation durable. Les nouveaux lieux des morts modifient aussi les parcours des vivants.
- Période
- 1518
- Espace et contexte
- La ville impériale de Nuremberg ; pas un changement simultané dans toutes les villes.

La peste motive une décision
À partir de 1518, le conseil de Nuremberg n'autorise plus qu'exceptionnellement les sépultures à l'intérieur des murs. Les archives municipales citent la peste comme motif. La mesure devient une organisation plus générale des obsèques urbaines.
Source: [1]
La ville répartit les parcours
Le cimetière Johannis existant est agrandi pour le côté de Saint-Sébald ; Rochus accueille celui de Saint-Laurent. Il ne s'agit pas seulement de distance : la ville affecte aussi sa population à des lieux extérieurs.
Source: [1]
Un nouvel emplacement modifie le quotidien
Visiter une tombe demande de parcourir un trajet. Une délocalisation peut séparer le lieu funéraire de l'environnement quotidien et modifier les visites. Cette déduction spatiale ne décrit pas l'expérience des familles, qui demanderait d'autres sources personnelles ou locales.
L'intérêt de cette transition
La place des morts apparaît comme le résultat de décisions urbaines. Le XIXe siècle ajoutera de grands ensembles et des équipements techniques. Le parcours suit un changement de responsabilités et d'infrastructures, plutôt qu'un simple recul de la religion.
Pour poursuivre la réflexion
À quelle distance du quotidien placer un lieu de mémoire ?
Sources et approfondissement
Situation en
Questions sur ce thème
A-t-on déplacé partout les cimetières en 1518 ?
Non. Cette date concerne la réorganisation de Nuremberg, sans constituer une limite universelle.
Quels lieux ont gagné en importance à Nuremberg ?
Les cimetières Johannis et Rochus, hors des remparts, sont devenus d’importants lieux funéraires.
